Si une ville ça se visite à pied, alors une montagne ça se grimpe définitivement à pied. Bien sûr, il y a toujours l’option funiculaire, mais comme je mange trop de McDonald’s, l’option marche s’imposait. La mission du jour: monter et descendre Table Mountain, et ce, avant que le match de l’Italie ne commence. C’est parti!
Avant tout, il faut s’assurer que ça valle vraiment la peine. Je sors donc dehors pour regarder la montagne. Nous habitons dans un quartier qui a une vue magnifique sur Table Mountain alors c’est assez pratique. Pourquoi regarder la montagne? Eh bien car elle est souvent recouverte de brouillard ou carrément de nuages. Dans ces cas-là, on ne voit absolument rien lorsque l’on se retrouve au sommet et ça ne vaut pas trop le coup. Heureusement, aujourd’hui, il n’y a pas un seul nuage dans le ciel alors l’excursion peut avoir lieu.
Antonio et moi entamons notre aventure en nous déplaçant d’abord de notre auberge vers le bas de la montagne. Table Mountain est environ 1 000 mètres de haut et la montée par ce sentier-ci est d’une durée de 2 heures à 2 heures et demie. Nous commençons l’ascension de la montagne qui travaille beaucoup sur le cardio et nous force à adopter une stratégie. En effet, les marches ne sont pas conventionnelles, mais bien formées par des pierres de différents angles et tailles. Il nous faut donc faire un pas à la fois en étudiant bien les pierres pour ne pas rater son coup. Et si on rate son coup, on se ramasse dans les barbelés installés sur les côtés du sentier pour éviter les chutes. Je suis torse nu alors ça ne me dit pas grand-chose de faire la rencontre du barbelé! Les cuisses font tout le boulot et heureusement je ne ressens pas de douleur à l’aine malgré une vieille blessure de soccer. Nous arrivons au sommet en 1h15, bien heureux d’y être et prêt à prendre plein de photos!
Parlant de photos, j’ai perdu toutes mes photos du match Angleterre-Algérie, d’un party sur un bateau et de la cage aux requins. Une chance qu’Antonio avait pris plein de photos des requins pour pouvoir me les refiler sur mon laptop. Je vous dis, ça peut ruiner un après-midi un truc du genre, surtout quand c’est une erreur de ta part! Je vous épargne les détails.
Pas le temps de chialer plus qu’il ne faut, il faut redescendre en bas. Étrangement, la descente a été plus douloureuse que la montée. Chaque pas donnait un choc aux genoux et il arrivait que l’on glisse, ce qui compliquait les choses. En descendant, nous avons vu deux amis bénévoles qui m’apprendront quelques jours plus tard qu’eux ont descendu avec funiculaire. Les lâches! 50 minutes plus tard, nous étions au bas de la montagne, fatigués morts, mais contents de l’avoir fait.
Une autre mission d’accomplie, mais non sans problème: mes muscles m’en veulent encore!
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